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FiTOU aoc en Languedoc depuis 1948 !
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de l'Origine de l'AOC... Ce n'est qu'au début du XXème siècle avec les grandes crises viticoles dont la formidable révolte des vignerons méridionaux, en 1907, que se manifeste l'exigence d'une organisation de la profession et d'une protection pour éviter les fraudes et les tromperies. En 1919 une loi permet de s'opposer en justice à quiconque aurait commercialisé une appellation sans que le produit corresponde à l'origine et aux "usages locaux, loyaux et constants" de la dite appellation. En réalité la jurisprudence limita la compréhension de ces "usages" à la seule notion de terroir. C'est en 1935, à l'initiative d'un sénateur du Bordelais, Jean Capus, qu'est adoptée la loi sur les appellations d'origine contrôlée. Une AOC est désormais définie avec ses aires de production, le choix des cépages, un degré alcoolique minimal, des procédés de culture. Un examen organoleptique par une dégustation préalable doit précéder la mise en marché. Un Comité national des Appellations d'Origine Contrôlée est formé. Les représentants de la profession : viticulteurs, négociants y sont majoritaires, mais des représentants des Ministres de l'Agriculture, des Finances et de la Justice y siègent aussi. Ce Comité est doté par le législateur d'une délégation d'état puisque ses décisions sont publiées sous forme de décret par le Ministre de l'Agriculture et ont force de loi. Le Comité deviendra en 1947 l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO).
le FiTOU . un peu d'histoire
Un peu d'histoire Fitou viendrait de « fita » qui signifie « limite » : le village étant la frontière entre la Gaule et l’Ibérie. Arrivés il y a près de 2700 ans, les grecs retrouvent, émerveillés, à Leucate les falaises blanches de leur île, s’y installent et établissent la vigne sur le littoral, au voisinage des ports. Mais ce sont les Romains, lors de la conquête des Gaules, qui vont développer le commerce du vin, en bordure de la Via Domitia, reliant l’Espagne à l’Italie. Ce chemin permettait d’éviter la lagune en passant par Fitou et Treilles. Dès lors, le commerce du vin fut énorme à en croire la quantité d’amphores découvertes dans la région. Grandeur et décadence Après l’époque trouble des invasions barbares où le vignoble fut quasiment délaissé, l’archevêque primat de toutes les gaules (Duc de Narbonne) étend son autorité sur toute la région. Sous cette unité administrative, les échanges entre les différentes parties du pays s’intensifient. Les moines et notamment les cisterciens de l’Abbaye de Fontfroide fondée à la fin du XIIème siècle, participent largement au développement viticole local. Un terrible gel, en 1709, eut pour incidence l’extension très importante (replantation massive) du vignoble languedocien : le Diocèse de Narbonne compte 25 800 ha de vignes. Au cours du XIXème siècle, le recul de la culture des céréales et des oliviers, déjà mise à mal par des hivers rigoureux, se poursuit. En 1850, Fitou est en monoculture viticole. C’était sans compter l’arrivée, en 1864, du phylloxéra et du mildiou et la quasi destruction du vignoble. La vigne quitte les coteaux au profit des plaines riches. La production augmente sans cesse, les départements de l’Aude, du Gard, de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales fournissent alors 40% de la production française de vin. Une situation qui, pour protester contre la fabrication industrielle de vins factices, déclenche révolte et émeute des vignerons méridionaux en 1907 et aura pour incidence la création des AOC, trente ans plus tard. La reconnaissance Suite à la première crise du vin, les premières caves coopératives sont créées pour surmonter les problèmes de vente mais rencontrent encore des difficultés dans les années 20. A cette époque, les producteurs se trouvent obligés de vendre principalement en vrac à des négociants de Bordeaux et à la Maison Byrrh qu’ils utilisent pour affiner leurs propres produits. Ainsi le vin de Fitou devient réputé parmi les experts en vin, mais reste encore méconnu par le grand public car il n’existe aucune étiquette au nom du producteur d’origine. Et surtout, si les vins étaient de qualité, les rendements, très faibles, ne permettaient pas d’en tirer profit. En 1935, les viticulteurs de Caves, Fitou, Leucate, La Palme et Treilles s’engagent dans une demande de reconnaissance en AOC pour les vins rouges avec la création du Comité de Défense pour les vins de Fitou. L’arrivée de la Seconde Guerre Mondiale interrompt toutes ces démarches. La paix revenue, le Comité reprend ses actions suivi par les villages des hauts cantons : Tuchan, Paziols, Villeneuve et Cascastel. En 1947, une délégation du tout récent Institut National des Appellations d’Origine (INAO) est invitée à étudier la possibilité d’une appellation Fitou. La qualité du vin, le savoir-faire ancestral ainsi que la région de production permettent la reconnaissance. L’AOC est reconnue par décret le 28 avril 1948. Mais l’histoire du Fitou est surtout celle de la conviction de plusieurs vignerons, déterminés et persévérants à faire connaître et reconnaître leur vin. Aujourd’hui encore, outre le faible rendement naturel, ils s’attachent à une viticulture qui préserve le paysage, inscrite dans le territoire du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée.
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